1987 : Duel de « Toyotistes » en rallye
Avec l’interdiction des surpuissantes – et dangereuses – voitures du Groupe B, les cartes sont rebattues pour la saison 1987. Les Groupe A occupent désormais le haut de l’affiche mais la ’’cavalerie’’ du moteur reste un argument déterminant ; et de ce point de vue, la Toyota Corolla 1600 ne peut rivaliser pour la victoire absolue avec les Ford Sierra Cosworth, BMW M3, Volvo 240 Turbo et autres Lancia Delta HF. N’empêche, Jean-Pierre Van de Wauwer accumule les résultats flatteurs et trouve en Renaud Verreydt un adversaire coriace. Ce jeune pilote, vainqueur de la Starlet Cup, bénéficie de l’appui d’IMC et dispose aussi d’une Corolla Groupe A aux couleurs Nivea. Le match entre les deux "Toyotistes" anime la saison et connaît un final en apothéose dans le brouillard du Condroz où l’aîné, survolté, termine 3ᵉ au classement général avec 18 secondes d’avance seulement sur son cadet. Celui qui le précède n’est autre que le vainqueur du Groupe N : Grégoire de Mévius.
Intersaison 1987-1988 : Quel bolide pour Jean-Pierre Van de Wauwer en 1988 ?
Pour jouer la gagne, vers quelle arme s’orienter ? Lancia Delta ou Ford Sierra ? La 4X4 italienne est redoutable ; mais ne dit-on pas que l’état-major turinois réserve ses meilleures autos à ses pilotes nationaux, comme Patrick Snyers en a fait l’expérience ? Pour Ford, quel team choisir parmi les ’’satellites’’ de l’usine : RED, Mike Little, Gordon Spooner ? Y placer ’’Vande’’ présente de sérieux risques, ce serait comme lui demander de réciter du Shakespeare en wallon ; et en Belgique, seul RAS Sport, champion en titre avec Robert Droogmans, bénéficie d’un soutien officiel de Ford Belgium. C’est pourtant cette dernière piste qui va être privilégiée...
1987 & 1988 : Magnifique épopée en championnat d'Europe des voitures de tourisme
Champion en titre, l’équipage Fermine-de Liedekerke est attendu de pied ferme par ses adversaires en Division 1 du championnat d’Europe des voitures de tourisme. La saison s’ouvre à Monza ; après avoir pourtant signé la pole, les deux Belges déchantent en course où ils concèdent la bagatelle de 6 tours à Alber-Charouz (eux aussi sur Toyota) ! Le début de saison s’avère difficile pour les Fina Boys, et les vainqueurs de Monza récidivent lors des trois épreuves suivantes. Lors du cinquième round à Dijon-Prenois, Fermine-de Liedekerke s’élancent à nouveau en pole mais ce sont finalement les sympathiques Katsers-Burton (n°143) qui décrochent leur première victoire ; et la fête qui suit l’arrivée est à la hauteur de l’événement ! Ce succès agit comme un déclic pour les Toyota belges : à partir de Vallelunga, les champions 1987 enchaînent les performances et montent sur la plus haute marche du podium 1600cc à cinq reprises sur les six dernières manches ; ils signent notamment un bel exploit lors du double tour d’horloge spadois où, épaulés par José Close, ils remportent donc la division 1 et, en prime, se hissent au 11ème rang du classement général.
Je répète souvent que nos premiers pas dans le sport automobile ont été déterminants pour le développement de notre engagement. Les pilotes, préparateurs et équipes de mécaniciens sur lesquels nous avons pu compter pendant ces deux premières années nous ont convaincus que le sport auto était un vecteur idéal pour atteindre nos objectifs marketing. Je n’oublie pas la passion et la détermination dont ils ont fait preuve pour écrire, avec succès, le début d’une belle histoire. Je tiens encore aujourd’hui à les en remercier chaleureusement.
1988 : Grégoire de Mévius au Lombard RAC Rally
Pour Pascal Gaban et le sport automobile noir-jaune-rouge, la saison se termine en apothéose avec un sacre en Groupe N, malgré une fin de rallye difficile conclue à la 7ème place de la catégorie. La véritable révélation du RAC est un autre Belge, auteur d’une prestation époustouflante : 11ème au scratch et lauréat du Groupe N avec près de 3 minutes d’avance sur son plus proche poursuivant, le Finlandais Sakari Vierimaa lui aussi sur Mazda 323 4WD, Grégoire de Mévius prouve qu’il compte parmi les plus grands espoirs du rallye belge sur la scène internationale.
Intersaison 1988 - 1989 : Comment Marc Duez a pris place dans la BMW Fina ?
Pour tenter de conserver Patrick Snyers, Bastos contre-attaque en cherchant à l’introduire dans l’équipe officielle nippone pour au moins cinq manches mondiales et cinq épreuves belges. Nourri à la nicotine, l’enfant-chéri du cigarettier ne peut refuser cette offre. Nullement déstabilisé par ce revirement, David Richards pense avoir trouvé la parade pour ne pas passer à côté du budget Fina : à la place du Limbourgeois, il propose une véritable légende mondiale avec laquelle il a été couronné champion du monde sept ans plus tôt sur Ford Escort RS 1800 Mk2 : Ari Vatanen. Une belle idée, mais qui ne correspond pas à la politique de soutien aux meilleurs rallymen belges. « Difficile de signer "Fina, l’énergie des Belges" à moins d’oser prétendre que Tuupovaara, ville natale d’Ari Vatanen, est proche de Charleroi et située dans une région du Borinage nouvellement baptisée Carélie du Nord. »
Au 5ème étage du siège de Fina Belgium, une réunion tendue se tient. Mandaté une nouvelle fois pour sortir de l’impasse après le refus catégorique de naturaliser Ari Vatanen, Hughes de Fierlant ose avancer du bout des lèvres le nom de Marc Duez...
1989 : Robert Droogmans menace l'hégémonie Lancia
Les débats sont lancés au Catalunya-Costa Brava. Face à une ribambelle de pilotes Lancia et aux spécialistes espagnols comme Jesús Puras (Ford Sierra Cosworth) et Josep Bassas (BMW M3), Robert Droogmans montre d’entrée de jeu qu’il n’est pas venu pour subir les événements. Même chaussé de pneus slicks Dunlop sous une fine pluie, il tient tête à Yves Loubet ; mieux encore, sur les spéciales terre de la dernière étape, il réussit l’exploit de contenir le retour de Piero Liatti et sa Lancia Delta Grifone pour terminer 2ème derrière Yves Loubet. À l’arrivée, ce dernier lance, avec son inimitable accent corse : « Oh putain, c’est quoi ce Gaulois qu’ils m’ont mis dans les pattes ? »
1989 : "Vande" roi du... tout-terrain
Si le pavillon Fina brille dans les rallyes mondiaux, européens et belges, on le retrouve dans d’autres contextes durant cette mémorable année 1989. Le Tour de Belgique Tout-Terrain, organisé par le Royal Automobile Club de Belgique, constitue un événement majeur pour les fans de véhicules 4x4. IMC décide d’y aligner six Toyota Land Cruiser aux couleurs de Fina. Si les rallymen Jean-Pierre Van de Wauwer et Renaud Verreydt répondent évidemment présents, Christian Leveugle frappe un grand coup en obtenant la participation de trois des plus grands sportifs et plus beaux ambassadeurs que la Belgique a connus : Jacky Ickx, Eddy Merckx et Paul Van Himst ! Du 19 au 23 avril, les spécialistes s’affrontent dans la terre, la boue et le sable aux quatre coins du pays : Francorchamps, Lanklaar, Zolder, Beauraing, Arlon, Bastogne, etc. Patrick Zaniroli, vainqueur de l’édition 1987, est le grand favori mais c’est compter sans un ’’Vande’’ des grands jours, épaulé pour l’occasion par Yves Bozet ’’le Docteur Fou’’ : retrouvant ses sensations de motocrossman, le Verviétois offre une victoire indiscutable à Toyota et Fina.
1990 : Robert Droogmans sacré champion d'Europe des rallyes
Robert Droogmans entre dans l’histoire en devenant le premier Belge à décrocher le titre européen des rallyes ! Le Limbourgeois a démontré tout au long du championnat une combinaison parfaite de vitesse, de régularité et de maîtrise sur des terrains variés, allant des tracés asphalte aux pistes terreuses les plus exigeantes. Face à une concurrence redoutable composée de pilotes aguerris tels que Dario Cerrato, Fabrizio Tabaton, Piero Liatti ou encore Patrick Snyers, Robert a su s’imposer grâce à son sang-froid et sa capacité à gérer la pression. Chaque rendez-vous était un défi, et ses victoires estivales sur des rallyes emblématiques comme Ypres ou le rallye de Pologne lui ont rendu la confiance que son entourage ne lui avait pas donnée en début de saison.
1991 : Bruno Thiry pressenti au volant d'une Lancia Jolly Club
Reste une inconnue : l’éventuelle participation au championnat d’Europe. Intégrer un jeune Belge semble une option pertinente pour renforcer le rôle d’ambassadeur que Fina aspire à jouer. Les performances réalisées par Bruno Thiry au volant de son Opel Kadett GSi – notamment aux Sables d’Or, à Ypres et en Pologne – n’ont pas échappé au management du Jolly Club ; Claudio Bortoletto et Claudio Lombardi, patron d’Abarth, savent que tôt ou tard, il faudra assurer la relève des spécialistes de l’asphalte.
1991 : Fina au sommet des rallyes avec Didier Auriol
Didier Auriol signe en 1991 une saison exceptionnelle de performances, ponctuée d’une victoire de prestige à Sanremo, de multiples podiums et des chronos d’anthologie qui l’imposent définitivement comme l’un des meilleurs rallymen du monde. Mais les défaillances mécaniques et les coups du sort l’empêchent de décrocher un titre qui semblait à sa portée. Les performances pour Carlos Sainz (113 meilleurs chronos) et Didier Auriol (99), les lauriers pour Juha Kankkunen (58) : ce couronnement, empreint de maîtrise et d’intelligence, est cependant amplement mérité. Ces trois champions exceptionnels ont offert un spectacle grandiose que je souhaitais prendre le temps de partager. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, tour à tour, ils accéderont au graal lors des trois saisons suivantes.
1992 : Genèse du partenariat BMW - Fina
Couronnés de nombreux titres et succès, les partenariats en rallye prennent fin au terme de la saison 1991, une page se tourne pour le Fina Racing Team. Mais d’autres chapitres restent à écrire. François Cornélis, visionnaire et fervent défenseur du sport automobile, m’encourage à poursuivre l’implication de la marque, à condition qu’elle permette un rapprochement stratégique avec un constructeur, aussi bien sur le plan commercial que dans le domaine de la recherche et développement. Les premiers contacts entre BMW Motorsport et Fina remontent aux 24 Heures de Spa en 1990. À la veille de la saison 1992, l’association prend une autre dimension : un accord de partenariat couvrant les volets sportif, technique et commercial est conclu et officiellement présenté le 18 mars 1992 dans le hall des bancs moteurs du centre de recherches de PetroFina à Feluy.
1992 : 24 Heures de Spa, Steve Soper devance Eric van de Poele de 48/100èmes de seconde !
L’écart n’est plus que de quelques secondes et les deux leaders doivent encore ravitailler. Chez Bigazzi, Gabriele Rafanelli rappelle Steve Soper qui s’apprête à quitter le circuit pour rentrer en Grande-Bretagne et y rejoindre sa femme, sur le point d’accoucher. Son alter ego côté Schnitzer, Charly Lamm, tente un pari : demander à van de Poele de ne pas dépasser les 7500 tr/min afin d’éviter un dernier arrêt. Problème, la radio ne fonctionne plus ; les panneauteurs agitent frénétiquement les panneaux ’’slow’’ et ’’save fuel’’. Gabriele Rafanelli tente alors le tout pour le tout : il ordonne à Soper d’attaquer à fond !
1993 : Thierry Tassin champion Procar sur la piste mais ...
L’histoire ne s’arrête pas là : quelques semaines plus tard, contestant l’utilisation des images télévisées, Audi fait appel de la décision prise à Zolder et obtient gain de cause ; Pierre-Alain Thibaut récupère sa victoire, les 20 points et la couronne nationale sur le tapis vert ! Faut-il voir dans le mutisme du haut responsable présent sur la grille une partialité manifeste faisant suite au désengagement des BMW lors des 24 Heures de Spa-Francorchamps ? Chacun reste libre d’en juger. Quoi qu’il en soit, l’esprit sportif n’est jamais mis en défaut entre les concurrents. À Francorchamps, le soir de la clôture, organisateurs, pilotes et équipes se retrouvent pour une ultime fête au cœur du paddock. Là, au pied d’un arbre miraculeusement épargné par la modernisation du circuit, un chalet en bois abrite un comptoir devenu le centre névralgique de ces retrouvailles. Georges Paul, patron de Cinta-Bastos, le baptise malicieusement « l’arbre qui tue ». Rapidement, ce lieu de convivialité devient un rendez-vous incontournable, symbole d’un championnat à la fois disputé… et fraternel.
1994 : Merci Monsieur Cecotto
Depuis le début du partenariat entre BMW et Fina, Johnny Cecotto a largement contribué à cette moisson de succès : les 24 Heures de Spa-Francorchamps en 1990 (première victoire de Fina dans les Ardennes), les 24 Heures du Nürburgring en 1992, deux victoires en DTM sur le circuit de Brno, le titre en ADAC GT Cup 1993 avec six succès, et enfin, la couronne en ADAC Tourenwagen Cup en 1994.
S’il s’impose comme l’un des pilotes les plus rapides et agressifs du plateau, il le doit avant tout à son travail et à une détermination sans faille. Son passé de pilote moto y est-il pour quelque chose ? Sans doute. Alberto "Johnny" Cecotto ne laisse rien au hasard : il se doit d’exceller dans tout ce qu’il entreprend.
1994 : Le sacre européen de Patrick Snyers
Dès l’ouverture de la saison aux Boucles de Spa, la seule réelle opposition à la Ford Escort RS Cosworth de Patrick Snyers vient de la Toyota Celica officielle de François Chatriot. Hélas, le match ne dure que dix étapes spéciales : peu avant minuit, dans le tronçon de La Gleize, le moteur de la Ford rend l’âme. Quelques semaines plus tard aux Hautes-Fagnes, c’est la boîte de vitesses qui trahit le pilote Bastos, auteur jusque-là de dix-sept scratches en dix-neuf spéciales disputées.
À l’exception de ces deux contretemps techniques en début de saison, le grand Limbourgeois se montre souverain sur tous les terrains ; vainqueur à sept reprises, notamment à Ypres, au Zlatni, en Pologne et au Barum, il décroche deux belles 2èmes places à Madère et au Condroz où seul Andrea Aghini parvient à le devancer. Cette série impressionnante permet à Patrick Snyers de décrocher son septième titre national mais surtout de devenir le deuxième Belge sacré champion d’Europe, après Robert Droogmans.
1995 : BMW Team Schnitzer, la référence en Supertourisme
BMW Schnitzer accomplit un véritable exploit : remporter la même année avec les mêmes pilotes la STW Cup en Allemagne, le titre au Japon et les 24 Heures de Spa. Une démonstration éclatante que le sport automobile repose avant tout sur le travail collectif, bien plus que sur le seul talent de fortes personnalités. Et pour clore cette campagne exceptionnelle, le team de Charly Lamm défend une dernière fois les couleurs de BMW-Fina lors de la prestigieuse “Bojuje Guia Race” de Macao. Joachim Winkelhock s’impose brillamment lors de la première manche, tandis que Steve Soper finit la seconde à une superbe 2ème place, offrant ainsi à l’écurie bavaroise une ultime consécration et un couronnement digne de son année mémorable.
1995 : Bruno Thiry domine la concurrence au Tour de Corse
La dernière journée débute sous un ciel limpide. Il est 7h13 lorsque l’horloge de Notre-Dame de la Serra sonne le départ de l’étape décisive. Bruno Thiry et Stéphane Prévot, parfaitement concentrés, enfoncent le clou en signant les quatre premiers scratches de la matinée. Leur avance monte à 53 secondes sur Didier Auriol qui a pris de peu le meilleur sur François Delecour. Dans le tronçon Excita Suarella, un problème mécanique vient toutefois semer le doute : le pilote de la Ford Escort n°8 ressent de fortes vibrations dans la pédale de frein et comprend qu’un roulement de roue avant semble défaillant ; il limite néanmoins les dégâts, ne perdant que 10 secondes sur Didier Auriol et 7 par rapport à François Delecour.
1996 : Magnifique performance des dames aux 24 Heures
Comme prévu, la lutte est acharnée dans le Groupe Francorchamps et elle se conclut sur un exploit historique : un équipage 100% féminin s’impose en effet et termine à une superbe 4ème place absolue, du jamais vu auparavant ! Il faudra attendre 2004 pour voir la Suissesse Lilian Bryner faire encore mieux, elle qui gagne les 24 Heures sur une Ferrari. Revenons à 1996 et au trio Florence Duez- Kate Rafanelli-Yolanda Surer : les trois jeunes femmes intègrent le top 10 à mi-course et profitent ensuite des abandons de plusieurs cadors pour se hisser en 4ème position, offrant ainsi un formidable résultat à BMW Fina, avec quatre voitures aux quatre premières places et trois victoires de catégorie.
1996 : Défi "Racing for Belgium" aux 24 Heures du Mans
Lors de ces préqualifications, un chrono réjouit les fans belges : avec un tour en 3’47’’795, Éric van de Poele se montre en effet le plus rapide au volant d’une Ferrari 333 SP "Racing for Belgium" ! Mais de quoi s’agit-il, qu’est-ce qui se cache derrière ce slogan ? Une fois de plus, on trouve à l’origine du projet un certain Pascal Witmeur qui a lancé une idée aussi géniale qu’originale… et un peu folle : réunir 1001 amis du sport automobile prêts à devenir parrains de l’opération en apportant une contribution de 25.000 francs belges (625 €). En échange de ce soutien, chaque souscripteur reçoit deux invitations pour les Ferrari Days, une manche du championnat de Belgique Procar, une entrée aux 24 Heures de Spa et une participation à une tombola exceptionnelle dont le premier prix n’est autre qu’une Ferrari F355.
Le chrono réalisé aux préqualifications devient un formidable levier promotionnel auprès de nombreuses personnalités belges issues du sport, du monde du spectacle et de la politique. Pendant quelques semaines, le pays vibre à l’unisson derrière ses pilotes, renouant avec la grande tradition du sport auto en noir-jaune-rouge. Séduit par cette initiative, Fina décide de s’y impliquer en lançant une campagne de communication dans ses points de vente ; une planche dessinée par Jean Graton, célèbre créateur de Michel Vaillant, met en scène la Ferrari 333 SP en piste aux côtés des deux McLaren F1 GTR aux couleurs du pétrolier.
1997 : Magnifique Championnat du Monde FIA GT
À l’heure du bilan de ce premier championnat FIA GT, un constat s’impose : la formule offre un spectacle de très haut niveau. Si AMG Mercedes s’impose logiquement chez les constructeurs, il est dommage qu’une règle controversée – bannie à partir de Donington – permettant de changer de voiture en cours d’épreuve influence le verdict final de la joute individuelle en faveur de Bernd Schneider avec 17 points récupérés miraculeusement qui pèsent très lourd dans la balance. Au-delà des chiffres et des règlements, un nom s’impose à l’heure d’élire le véritable héros de la saison : JJ Lehto, au volant de la McLaren F1 GTR Fina.
1997 : Marc Duez remporte enfin "ses" 24 heures !
À l’heure du déjeuner, les leaders connaissent une grosse frayeur : un trop-plein d’essence s’enflamme au contact de l’échappement ; heureusement, le feu est maîtrisé et l’auto repart indemne. Il reste quatre heures de course. La piste sèche, le soleil s’invite, et la tension grimpe dans le paddock. Petit à petit, les proches et les supporters de Marc Duez se rassemblent autour de l’arbre qui tue. Cette fois, il n’est pas question que le Grand ne gagne pas !
Et pourtant… La course n’est pas pliée. Une pompe à essence défaillante contraint en effet Marc et ses deux équipiers à écourter leurs relais. Il n’en faut pas plus pour que certains ’’analystes’’ imaginent un scénario arrangé et cousu de fil blanc, destiné à offrir à Nelson Piquet une victoire synonyme de grosses retombées commerciales en Amérique du Sud. Foutaises ! Cecotto-Piquet-Winkelhock réduisent effectivement leur retard, mais pour BMW Motorsport et ses partenaires, l’équité sportive prime.
À une heure du drapeau à damier, neutralisation surprise : une taque d’égout descellée menace la sécurité au pied du Raidillon. Fausse alerte, mais les tours au ralenti derrière la safety-car permettent à l’équipage de la 320i n°1 d’économiser du carburant et de consolider sa position.
1997 : Un motard conquiert le Graal en Procar !
Fin septembre, le soleil brille à nouveau, cette fois sur le tracé ardennais. BMW envoie Éric Hélary en renfort avec pour mission de s’intercaler entre les favoris. Didier de Radiguès réédite son exploit de Zolder avec une nouvelle pole, les meilleurs tours en course et deux succès ; son ailier français remplit parfaitement sa mission tandis que Jean-François Hemroulle finit deux fois 5ème. C’est fait, Didier de Radiguès est sacré champion de Belgique Procar ! Une revanche éclatante pour l’ancien motard, et un triomphe pour le BMW Fina Bastos Team.
1999 : 10 ans après, Marc Duez brille encore au "Monte"
La participation de la BMW M3 Prodrive de Marc Duez et Alain Lopes au rallye de Monte-Carlo 1989 marquait le retour de Fina sur la scène internationale du sport automobile. Dix ans plus tard, celui qui reste l’ambassadeur belge n°1 de la marque se présente à nouveau au départ du ’’Monte’’, cette fois au volant d’une Mitsubishi Carisma GT Evo5 Groupe N préparée par le team Gamma de son ami ’’Tchine’’ (Agostino Turuani). Associé à Philippe Dupuy, ’’le Grand’’ ponctue un magnifique parcours par la victoire en Groupe N et une probante 10ème place au classement général ; la performance est fêtée comme il se doit au Stars ’N’ Bars…
1999 : L'irrésistible ascension d'un jeune prodige en F3
Dès le premier rendez-vous de la saison britannique de Formule 3 à Donington, Jenson Button surprend les cadors en conquérant une magnifique 2ème place alors qu’il débute dans la discipline, à seulement 19 ans.
Si toutes les écuries engagées dans le prestigieux F3 British Championship utilisent des châssis Dallara F399, les Français de Promatecme sont les seuls à équiper leurs deux monoplaces d’un bloc Renault Sodemo. Avec les trois victoires (Thruxton, Pembrey et Silverstone) de son jeune prodige, le team dirigé par Serge Saulnier est également le seul à empêcher Mugen Honda de réaliser un grand chelem, la mécanique japonaise ’’se contentant’’ de treize succès en seize manches. Vainqueur chacun à cinq reprises, Marc Hynes (Manor Motorsport) et Luciano Burti (Paul Stewart Racing) occupent les deux premières marches du podium final, devant le débutant Jenson Button. Si beaucoup de jeunes espoirs se donnent une année pour apprendre et la suivante pour confirmer, Jenson Button suit un autre tempo. Initialement approché par Prost Grand Prix pour défendre les couleurs de Peugeot et Total en F1, il rejoint finalement Juan Pablo Montoya au sein de l’écurie Williams BMW. Sans la fusion de Total et de Fina, le ’’citoyen de sa grâcieuse majesté’’ aurait très probablement été le premier pilote issu du programme Fina Motorsport à représenter le pétrolier belge au plus haut niveau.
2000 : Championnat international de Formule 3000, Nicolas Minassian vice-champion
Dès l'ouverture de la saison à Imola, Nicolas Minassian frappe fort : 2ème temps à 2/10èmes du poleman Bruno Junqueira aux essais et victoire. David Saelens se contente du 14ème chrono, à 4/10èmes de son équipier Super Nova et abandonne en course. L’ombre du Marseillais plane-t-elle déjà sur l’espoir belge ? Pas si vite : sur dix départs, le pilote belge partira devant son comparse à sept reprises, signant en prime deux poles retentissantes au Nürburgring et à Monaco. Mais en course, les chiffres sont implacables : trois podiums pour le Flandrien contre cinq… dont trois victoires pour le Français, lequel totalise en fin de saison 45 points là où David Saelens en récolte 15. Comptant chacun une victoire, Mark Webber (21 points) et Fernando Alonso (17 points) devancent également le Belge au championnat.
2001 : Fina aux côtés de l'écurie Paul Belmondo Racing en FIA GT , dernière apparition de Fina
Dès les premières courses, les Chrysler jaunes et bleues se montrent compétitives : quatre podiums, dont une 2ème place, récompensent les efforts des pilotes et de l’équipe. Tout au long de la campagne, le duo Vosse-Derichebourg affiche une belle régularité ; le Verviétois termine 6ème au championnat et permet, avec son coéquipier, au team de décrocher la 4ème position au classement des écuries. Anthony Kumpen, brillant auteur de deux podiums à Silverstone et Jarama, fait lui aussi parler de lui, parfois par excès de fougue comme lors de la finale d’Estoril où, au freinage du premier virage, il réussit un ’’strike’’ parfait…digne des autos-scooter de la fête à Neuneu.
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